Hier soir après une super journée sur la route sous la pluie comme en plein mois de novembre, je me suis arrêtée dans un village proche du mien pour m’offrir un petit plaisir : de belles fraises du paradis !

L’endroit est pittoresque, une vieille grange un peu sombre aménagée en magasin de fruits et légumes, les produits appétissants, les étiquettes sur les cageots portent des noms du coin (La Douze, Saint Pierre de Chignac).
Il n’en faut pas plus pour me séduire. Je me laisse tenter par une barquette de Séraphines bien rouges et brillantes.
La commerçante m’assure que ces belles viennent des champs de son mari et qu’il n’utilise pas de produits chimiques mais juste du jus d’ail pour tout traitement.

N’en rajoutez pas Madame, je la prends votre barquette ! 

 

Un peu plus tard après mon dîner, après avoir promené le chien, je prépare mon dessert…
Hop une petite douche pour les Séraphines et là STUPEUR !!!
Si les deux premières couches sont vraiment parfaites le fond de la barquette ne présente que des fruits encore jaunes et de qualité médiocre…

Tout ça pour dire que j’aime beaucoup les producteurs locaux et les petits commerçants et que ma démarche de consommatrice tend à leur faire confiance dans l’absolu.
Mais quand ils me prennent pour une cloche ils devront se passer de mes sous !
Je me sens un peu trahie, à la fois par le producteur qui a ramassé et mis en barquette des fruits pas mûrs et par le commerçant qui les a commercialisés (et qui en plus n’a pas suffisamment éclairé sa boutique), les deux se faisant du fric sur mon dos. Ces professionnels justifient leurs prix supérieurs à ceux de la grande distribution par une qualité supérieure de leurs produits, or ceux à qui j’ai eu affaire hier ne font pas honneur à leurs deux professions.

Loin de moi l’intention de faire une généralité de ces pratiques, mais à l’heure où choisir de faire ses courses chez le petit commerçant du village coûte plus cher que chez Leclerc, ce boutiquier devrait s’engager à ne fournir que des produits à la hauteur du prix affiché et des espérances de ses clients.

Il serait peut-être bon de créer un label qualité des commerçants qui s’engageraient à proposer des produits choisis et vendus selon des critères déterminés de qualités sanitaires,  organoleptiques, de productions locales ou équitables par exemple, comme il existe un label des Maîtres Restaurateurs (même si l’on peut regretter que le ministère n’ait pas mis suffisamment ce label en avant aussi bien auprès des restaurateurs que des consommateurs).

La prochaine fois que j’aurai envie de me remonter le moral gustativement je me ferai une tablette de chocolat…